Immobilier neuf : le prix moyen recule à 5 157 euros le m2, mais grimpe de 25 % dans certaines villes

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Le prix moyen d’un appartement neuf en France atteint 5 157 euros par mètre carré au 1er juillet 2026, en baisse de 1,1 % sur un an, selon le Baromètre SuperNeuf des prix des appartements neufs relayé par MySweetImmo. Mais cette moyenne nationale cache des trajectoires locales très éloignées : sur les 178 communes étudiées, 105 affichent un recul quand certaines villes enregistrent au contraire une hausse à deux chiffres.

Pour un acheteur ou un investisseur qui cible le neuf, la moyenne nationale n’a donc qu’une valeur d’indication : le marché se lit ville par ville, avec des écarts qui peuvent dépasser 25 % en un an sur une même catégorie de bien.

En bref

  • Le prix moyen des appartements neufs s’établit à 5 157 €/m² au 1er juillet 2026, en baisse de 1,1 % sur un an, selon le Baromètre SuperNeuf.
  • 105 des 178 communes étudiées affichent un recul des prix (59 %), 64 une hausse, et 9 restent quasiment stables.
  • Le repli le plus marqué concerne Décines-Charpieu, dans l’Est lyonnais : -25,6 % sur un an, à 4 064 €/m².
  • À l’inverse, Lille enregistre la plus forte progression, avec +24,7 % sur un an, à 4 632 €/m².
  • L’écart entre la commune la moins chère (Saint-Étienne, 2 587 €/m²) et la plus chère (Paris, 14 066 €/m²) est de 5,4 fois.

Une moyenne nationale qui recule pour la troisième année

Le prix moyen des appartements neufs suivis par SuperNeuf avait atteint un sommet de 5 287 €/m² en 2023. Il est ensuite revenu à 5 238 €/m² en 2024, puis à 5 212 €/m² en 2025, et à 5 157 €/m² en 2026. « Après le point haut de 2023, les prix moyens au m² du neuf s’inscrivent sur un plateau légèrement descendant », résume Gaëlle Issa pour SuperNeuf. Ce repli, engagé depuis trois ans, reste progressif : le marché se rapproche de son niveau de 2022 sans repasser sous le seuil des 5 000 €/m². Un porteur de projet qui compare cette évolution avec le recul des réservations de logements neufs observé au premier semestre 2026 retrouve la même toile de fond : un marché du neuf sous tension, où les prix cèdent du terrain moins vite que les volumes de vente.

Les reculs les plus marqués, ville par ville

Les baisses ne se concentrent pas dans une seule région. Décines-Charpieu, dans la métropole lyonnaise, affiche le repli le plus fort du baromètre avec -25,6 % sur un an, à 4 064 €/m². Villenave-d’Ornon, dans l’agglomération bordelaise, suit avec -22,4 %, à 3 625 €/m². Les prix reculent également de 18,2 % à Villiers-sur-Marne (4 187 €/m²), de 18 % à Reims et à Toulon, et de 16,6 % à La Seyne-sur-Mer (4 488 €/m²).

CommuneÉvolution sur un anPrix au 1er juillet 2026
Décines-Charpieu (69)-25,6 %4 064 €/m²
Villenave-d’Ornon (33)-22,4 %3 625 €/m²
Villiers-sur-Marne (94)-18,2 %4 187 €/m²
La Seyne-sur-Mer (83)-16,6 %4 488 €/m²
Lille (59)+24,7 %4 632 €/m²
La Courneuve (93)+16 %5 302 €/m²
Paris+10,6 %14 066 €/m²

Des hausses spectaculaires, jusqu’à Paris

À l’opposé, plusieurs communes suivent une trajectoire inverse. Lille enregistre la plus forte progression du baromètre, avec +24,7 % sur un an, à 4 632 €/m². La Courneuve gagne 16 %, à 5 302 €/m². Les hausses atteignent aussi 13,5 % à Bourgoin-Jallieu, 13 % à La Ciotat, 11 % à Voiron et 10,8 % à Vannes. Fait notable, Paris ne fait pas exception à ce mouvement de hausse malgré son niveau de prix déjà élevé : la capitale progresse de 10,6 % sur un an, pour s’établir à 14 066 €/m², le tarif le plus haut de toutes les communes étudiées.

Ces trajectoires opposées confirment une polarisation déjà visible ailleurs dans le neuf : la localisation et les caractéristiques du programme pèsent désormais plus lourd que la conjoncture nationale dans la formation du prix. Ce phénomène coexiste avec un stock de logements neufs disponibles qui repart à la hausse, signe que l’offre et la demande ne se rééquilibrent pas de la même façon partout.

Un rapport de 1 à 5,4 entre les villes les moins chères et les plus chères

Le prix moyen du neuf varie du simple à plus du quintuple selon les communes analysées. Saint-Étienne affiche le tarif le plus bas du baromètre, à 2 587 €/m², quand Paris atteint 14 066 €/m², soit 5,4 fois plus. Au total, 30 des 178 communes étudiées restent sous la barre des 4 000 €/m². Ce groupe rassemble des villes moyennes comme Roanne, Mâcon, Cholet, Poitiers ou Laval, mais aussi des villes plus grandes comme Perpignan, Nîmes, Dax, Vaulx-en-Velin, Saint-Herblain ou Évry-Courcouronnes.

Pour un investisseur qui cherche à optimiser un budget d’achat dans le neuf, ces écarts géographiques comptent souvent davantage que l’évolution moyenne nationale. Une commune à moins de 4 000 €/m² qui affiche par ailleurs une dynamique de prix stable peut représenter un point d’entrée plus intéressant qu’une grande métropole en hausse, à condition d’étudier la demande locative locale avant d’arbitrer, par exemple à l’aide d’un parcours d’achat structuré qui intègre le budget, la localisation et le type de bien recherché.

Les prix cités proviennent d’un baromètre établi par un acteur privé de la commercialisation immobilière (SuperNeuf) à partir des programmes qu’il référence, et ne constituent pas une statistique publique exhaustive. Ils donnent une tendance de marché et ne remplacent pas une évaluation individuelle du bien envisagé.

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