Logement : les Français ont dépensé 620,7 milliards d’euros en 2025, soit 28 % de leur budget

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Le Service des données et études statistiques (SDES), le service statistique du ministère du Logement, a publié le 14 septembre 2026 le Rapport du compte du logement 2025, qui dresse chaque année un panorama complet des dépenses liées au logement en France. En 2025, cette dépense atteint 620,7 milliards d’euros, en légère hausse de 0,4 % sur un an. Le logement représente désormais 28 % du budget des ménages et 21 % du produit intérieur brut.

Derrière ce total, le rapport dessine un paysage contrasté : les dépenses du quotidien ralentissent, l’investissement dans le neuf s’effondre, et les aides publiques progressent fortement.

En bref

  • La dépense totale de logement atteint 620,7 milliards d’euros en 2025 (+0,4 %), soit 28 % du budget des ménages et 21 % du PIB, selon le SDES.
  • Les dépenses courantes (loyers, charges, énergie, entretien) ralentissent à +1,9 % (après +4,6 % en 2024) : les loyers progressent de 2,9 %, l’énergie recule de 3,6 %.
  • L’investissement en logement recule de 4,4 %, tiré par une chute de 12,9 % de l’investissement dans le neuf ; les mises en chantier tombent à 269 700 unités, 25 % de moins qu’avant la crise sanitaire.
  • Les transactions dans l’ancien rebondissent de 19 % en 2025, et les prix des logements anciens repartent à la hausse (+0,6 %) après deux années de baisse.
  • Les aides publiques au logement atteignent 45,9 milliards d’euros (+5,5 %), portées notamment par une hausse de 52 % de MaPrimeRénov’ ; les prélèvements fiscaux liés au logement augmentent de leur côté de 4,9 %.

620,7 milliards d’euros : ce que pèse le logement dans le budget des Français

Le compte du logement additionne l’ensemble des flux financiers liés à l’habitat : loyers versés, charges, factures d’énergie, entretien courant, mais aussi investissement dans la construction et la rénovation, et aides publiques associées. En 2025, ce total atteint 620,7 milliards d’euros, en progression modeste de 0,4 % sur un an. Rapporté à l’ensemble de l’économie, cela représente 21 % du produit intérieur brut français ; rapporté au budget des ménages, 28 %, ce qui fait du logement le premier poste de dépense des Français, loin devant l’alimentation ou les transports.

Les dépenses du quotidien ralentissent, portées par l’énergie

Les dépenses courantes, celles que les ménages paient chaque mois, loyers, charges, énergie et entretien, progressent de 1,9 % en 2025, un rythme nettement plus modéré que les 4,6 % enregistrés en 2024. Le SDES explique ce ralentissement par « une moindre hausse des prix après des années de forte inflation ». Dans le détail, les loyers continuent d’augmenter, mais à un rythme plus contenu, +2,9 % contre des hausses plus fortes les années précédentes, tandis que les dépenses d’énergie reculent de 3,6 % grâce au reflux des prix.

L’investissement dans le neuf continue de s’effondrer

Le compte du logement confirme, avec un an de recul statistique, ce que les chiffres trimestriels de la profession montraient déjà en cours d’année : l’investissement global en logement recule de 4,4 % en 2025, tiré vers le bas par une chute de 12,9 % de l’investissement dans le logement neuf. Les mises en chantier restent à un niveau historiquement bas, 269 700 unités, soit 25 % de moins qu’avant la crise sanitaire, et le parc de logements français, 38,5 millions d’unités, ne progresse plus que de 0,6 % par an, son rythme de croissance le plus faible depuis quarante ans.

L’ancien rebondit, les aides à la rénovation grimpent

À l’inverse du neuf, les transactions de logements anciens rebondissent de 19 % en 2025, après trois années de baisse consécutives, soutenues par une légère diminution des taux de crédit immobilier, désormais stabilisés autour de 3 %. Les prix des logements anciens repartent légèrement à la hausse, +0,6 %, après deux années de repli.

Côté aides publiques, l’enveloppe totale atteint 45,9 milliards d’euros, en hausse de 5,5 %. MaPrimeRénov’ bondit de 52 % pour accompagner la transition énergétique, après une année 2024 marquée par une mise en pause du dispositif ; les subventions aux bailleurs sociaux progressent de 25 %. Dans le même temps, les prélèvements fiscaux liés au logement augmentent de 4,9 %, une évolution que le SDES attribue notamment à la fin du bouclier tarifaire sur l’électricité, au redressement des droits de mutation lié à la reprise de l’ancien, et à la progression de la taxe foncière.

Ce chiffre de 21 % du PIB rappelle que le logement n’est pas seulement une dépense contrainte pour les ménages : il irrigue aussi un pan entier de l’économie française, de la construction à la gestion locative, et toute contraction de l’investissement neuf se répercute mécaniquement sur l’emploi du secteur.

Cet article présente des données statistiques nationales à titre informatif. Elles ne se substituent pas à une analyse personnalisée de votre budget logement.

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