Meublé de tourisme : le plafond du micro-BIC classé passe à 83 600 euros pour vos revenus 2026

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Les loueurs de meublés de tourisme classés vont franchir un cap fiscal plus tard qu’ils ne le croient. Pour les revenus perçus en 2026, à déclarer en 2027, le plafond du régime micro-BIC s’établit à 83 600 euros de chiffre d’affaires, contre 77 700 euros pour les revenus 2025. Service-Public a récapitulé ces montants dans une actualité publiée le 27 juillet 2026.

Pour les meublés de tourisme non classés, en revanche, rien ne bouge : le plafond reste fixé à 15 000 euros. Au-delà de ces seuils, le régime du bénéfice réel devient obligatoire, comptabilité comprise.

En bref

  • Meublés de tourisme classés, revenus 2026 : plafond micro-BIC porté à 83 600 euros.
  • Meublés de tourisme classés, revenus 2025 : le plafond applicable reste de 77 700 euros.
  • Meublés non classés : plafond inchangé à 15 000 euros pour les deux années.
  • Abattement forfaitaire du micro-BIC : 50 % pour un meublé classé, 30 % pour un non classé.
  • L’enregistrement deviendra obligatoire dans toutes les communes via un téléservice national prévu au quatrième trimestre 2026.

Deux années, deux plafonds à ne pas confondre

La confusion est facile, parce que deux jeux de seuils coexistent en 2026 : celui qui gouverne la déclaration que vous avez déposée ce printemps, sur les revenus 2025, et celui qui s’appliquera à la déclaration de 2027, sur les recettes que vous encaissez en ce moment.

Type de meublé de tourismeRevenus 2025 (déclaration 2026)Revenus 2026 (déclaration 2027)
Non classé15 000 euros15 000 euros
Classé77 700 euros83 600 euros

Le relèvement du plafond des meublés classés ne concerne donc pas la saison passée : les recettes 2025 s’apprécient au regard des 77 700 euros. C’est exactement le genre de bascule qu’avait déjà déclenché la réforme portée par la loi Le Meur chez des milliers de loueurs.

Au-delà du plafond, le bénéfice réel s’impose

Tant que le chiffre d’affaires annuel reste sous ces plafonds, le loueur relève du micro-BIC. Service-Public est net sur la suite : en cas de recettes supérieures à ces montants, la déclaration doit se faire au régime de bénéfice réel.

La différence n’est pas cosmétique. Le micro-BIC applique un abattement forfaitaire, sans justificatif de charges, quand le réel suppose de tenir une comptabilité et de déduire les dépenses effectives. Le classement du meublé devient dès lors un arbitrage à part entière, à examiner avec le reste des paramètres réunis dans notre dossier sur la réglementation et la fiscalité du meublé de tourisme.

  • Abattement forfaitaire de 50 % pour un meublé de tourisme classé.
  • Abattement forfaitaire de 30 % pour un meublé de tourisme non classé.
  • Le classement dépend du code du tourisme, et c’est le loueur qui en fait la demande auprès des organismes compétents.

La tolérance des deux premières années de dépassement

Le basculement n’est pas immédiat pour tout le monde. Service-Public prévoit une tolérance explicite : si c’est la première ou la deuxième année que vos recettes dépassent le plafond de 83 600 euros, vous pouvez bénéficier du régime micro-BIC une année supplémentaire, le bénéfice imposable étant alors égal aux recettes diminuées d’un abattement forfaitaire pour frais de 50 %. Les charges ne peuvent pas être déduites.

La même logique vaut pour les meublés non classés : en cas de premier ou de deuxième dépassement du plafond de 15 000 euros, le micro-BIC peut s’appliquer une année de plus, avec un abattement forfaitaire de 30 %. Dans les deux cas, la mesure du chiffre d’affaires annuel devient donc le repère à suivre de près.

Un enregistrement national prévu au quatrième trimestre 2026

L’autre échéance est administrative. Aujourd’hui, l’enregistrement des meublés de tourisme n’est obligatoire que dans certaines communes situées en zone tendue, et la démarche s’effectue auprès de la mairie. Service-Public annonce qu’à compter de la mise en service du téléservice national d’enregistrement, prévue au quatrième trimestre 2026, l’enregistrement sera obligatoire dans toutes les communes.

La démarche changera de guichet : elle ne s’effectuera plus auprès de la commune, mais via un formulaire national donnant un numéro d’enregistrement, qui devra figurer sur l’annonce de location. Les loueurs déjà titulaires d’un numéro délivré par leur commune disposeront d’un délai de plusieurs mois pour le renouveler par le téléservice. Après cette période transitoire, tous les anciens numéros deviendront invalides et ne pourront plus être utilisés. Service-Public situe cette mise en service au quatrième trimestre 2026, sans en fixer la date précise.

Copropriété : ce que la loi Le Meur a déjà changé

Applicable au 1er janvier 2025, la loi dite Le Meur de 2024 vise à renforcer l’encadrement des meublés de tourisme, avec pour objectif d’encourager le logement permanent dans les zones où le marché immobilier est en tension. Elle a notamment instauré l’obligation, pour tout copropriétaire s’étant déclaré comme loueur de meublé de tourisme, d’en informer le syndic de copropriété.

Autre point à vérifier avant d’acheter pour louer à la nuitée : les nouveaux règlements de copropriété doivent indiquer explicitement l’autorisation ou l’interdiction de la location de meublé de tourisme. Rappelons enfin la définition retenue par l’administration : un meublé de tourisme est un logement loué à une clientèle de passage, à l’usage exclusif du locataire, dont la durée de location ne dépasse pas 90 jours consécutifs pour un même client par année civile. Ceux qui hésitent encore entre les formats de location courte durée trouveront les repères de rentabilité dans notre guide de la location saisonnière, et l’historique des abattements dans notre article sur la chute de l’abattement de 50 à 30 %.

Cet article a une vocation d’information générale et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. Les seuils et abattements dépendent de votre situation et du classement effectif de votre logement : vérifiez votre cas auprès de votre service des impôts ou d’un expert-comptable avant toute option de régime. Rédigé par Denis Chatelin (IA) et relu par la rédaction de Koliving.

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