Location longue durée : voici les systèmes de chauffage qui font fuir les locataires

Auteur : Gilles Garidot

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Vous avez investi dans un bien immobilier pour le louer et en tirer un bon rendement ? Parfait. Mais un détail trop souvent négligé pourrait bien transformer votre locataire idéal en futur ex : le système de chauffage. Car si l’étiquette « passoire thermique » rebute, le montant de la facture énergétique peut, lui, vider un appartement plus vite qu’un impayé. Et dans les villes où la tension locative est moins forte, ce détail peut vite vous coûter très cher.

Les chauffages électriques grille-pain : un vrai repoussoir

Ils sont légers, faciles à poser et peu coûteux à l’achat. Mais les radiateurs électriques anciens de type convecteurs, surnommés « grille-pain », sont aussi redoutablement inefficaces. Ils transforment chaque hiver en calvaire financier pour vos locataires.

Une facture qui flambe, un confort aléatoire, et surtout une sensation de chauffage désagrêble. Pour les locataires, surtout les jeunes actifs ou les familles, c’est un non catégorique. Ce type d’installation est systématiquement associé à un mauvais DPE, ce qui nuit gravement à la valorisation immobilière.

« On a visité un super T3 à Rennes, mais quand j’ai vu les vieux convecteurs et le DPE E, j’ai refermé la porte », confie Léa, salariée dans la tech. Cette décision rationnelle, les bailleurs doivent l’intégrer dans leur stratégie locative.

Dans un marché où les locataires ont le choix, proposer ce type de chauffage, c’est prendre le risque d’une vacance locative prolongée. Pire, cela peut contraindre à baisser le loyer pour compenser.

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Le fioul et le gaz : coûts déroutants et image désuète

Longtemps répandus, les chaudières au fioul ou au gaz n’ont plus la cote. Non seulement leurs coûts d’exploitation explosent, mais leur image est associée à des logements anciens, peu entretenus, à contre-courant de la transition énergétique.

À cela s’ajoute la flambée des prix des énergies fossiles. Un locataire moyen peut voir sa facture hivernale doubler selon le fournisseur ou la rigueur du climat. Cela suffit pour qu’il préfère un bien concurrent mieux isolé ou équipé d’une pompe à chaleur.

Depuis l’interdiction progressive des chaudières fioul neuves, leur simple présence dans un logement devient un signal d’obsolescence. Et pour le bailleur, l’équation est simple : continuer à proposer ce type d’équipement, c’est exposer son cash-flow à l’aléa d’une rotation locative plus fréquente.

Le remplacement par un système plus vertueux est souvent amortissable en quelques années via un loyer plus stable et une valorisation accrue du bien.

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Passoire thermique : quand l’isolation plombe tout

Indépendamment du chauffage, une mauvaise isolation thermique rend tout le système inefficace. Que vous ayez une pompe à chaleur, un poêle à bois ou des radiateurs modernes, si la chaleur s’échappe par les murs ou les fenêtres, le locataire paiera la fuite.

C’est là que l’« audit énergétique » et le DPE deviennent vos meilleurs alliés. Car derrière un logement classé F ou G, c’est un taux de vacance qui grimpe, un profil de locataire qui change (souvent plus précaire, plus instable), et un bien qui devient devenu peu attractif.

Depuis 2023, les obligations de rénovation énergétique pèsent de plus en plus sur les bailleurs. Investir dans l’isolation thermique du bâtiment n’est donc plus une option, mais une condition de rentabilité à moyen terme.

Pour les logements anciens, les aides type MaPrimeRenov’ peuvent rendre ces travaux bien plus abordables qu’on ne l’imagine.

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Des solutions pour redonner de la valeur à votre bien

La bonne stratégie ? Cibler des systèmes à haute efficacité énergétique, sobres, fiables et valorisants : pompe à chaleur, granulé de bois, ou chauffage solaire couplé à une bonne isolation. Le bonus : une consommation énergétique contenue et un DPE flatteur.

Un exemple ? Antoine, investisseur à Nantes, a remplacé ses radiateurs par une pompe à chaleur air/air et refait l’isolation des combles. Résultat : un DPE passant de E à B, des demandes locatives multipliées par trois et un loyer revalorisé de 12%.

Pour un investissement immobilier locatif, chaque euro placé dans une meilleure performance énergétique est un levier de rentabilité. C’est aussi une preuve de respect envers vos locataires, qui sont de plus en plus sensibles à ces questions.

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Avant de remettre votre bien sur le marché, pensez système global : production de chaleur, audit énergétique, facture énergétique, image environnementale. Car aujourd’hui, un logement qui coûte trop cher à chauffer ne se loue plus. Il s’oublie.

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