« Je n’achète que des biens classés F et G » : Ce marchand de biens mise toute sa stratégie sur l’acquisition de passoires thermiques

Auteur : Laurent Carbonnet

Publié le

Commentaires : 2

C’est tout sauf un hasard si les passoires thermiques suscitent autant de controverses… et d’achats. Alors que la majorité des Français fuient ces logements au DPE catastrophique, un nouveau profil d’investisseur fait exactement l’inverse. Il traque le F ou le G comme d’autres collectionnent les pépites. Armé d’un audit énergétique pointu, il transforme ces boulets énergétiques en opportunités rentables. Loin des clichés, l’achat immobilier version 2025 n’est plus une affaire de déco, mais d’ingénierie fiscale et de stratégie long terme.

Miser sur la peur pour acheter moins cher

Les biens classés F ou G, autrement dit les pires en matière d’efficacité énergétique, sont devenus le cauchemar des vendeurs… et l’eldorado de certains investisseurs. Depuis que la législation s’est durcie — avec interdictions progressives de louer ces logements — leur valeur sur le marché a chuté. Résultat : les marges de négociation explosent. Là où un particulier voit un gouffre financier, le marchand de biens flairé voit une niche.

L’effet est double : d’un côté, les vendeurs sont pressés, souvent paniqués à l’idée de ne plus pouvoir louer leur bien. De l’autre, les acheteurs comme lui arrivent armés : diagnostics en main, devis travaux en poche et vision de rentabilité millimétrée. Ils achètent, rénovent, et revendent à un prix plus élevé, profitant d’une plus-value boostée par la remise aux normes énergétiques.

Ce jeu n’est pas sans risque. Mais pour ceux qui maîtrisent les codes, c’est une mécanique bien huilée.

Le DPE comme outil de négociation (et non de dissuasion)

Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique), longtemps ignoré dans les petites annonces, est désormais l’un des premiers critères scrutés par les acheteurs. Pour notre marchand, c’est une mine d’or. Il ne le fuit pas, il l’analyse. Chaque lettre F ou G devient une porte d’entrée pour négocier sec. Et chaque point faible identifié — isolation, chauffage, ventilation — est un argument pour faire baisser le prix d’achat.

Une stratégie permise notamment grâce à l’usage d’un logiciel de sourcing immobilier qui permet de filtrer par note DPE. L’objectif ? Identifier rapidement les opportunités trop techniques ou trop effrayantes pour le grand public, mais parfaitement rentables une fois rénovées.

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Ce n’est plus l’émotion qui guide l’achat, c’est la stratégie. En assumant de viser les pires étiquettes, ces marchands de biens transforment une contrainte réglementaire en levier de croissance.

Rénover pour mieux revendre (et se placer en avance)

Investir dans une passoire thermique, ce n’est rentable qu’à condition de bien rénover. Et ce marchand le sait. Il ne laisse rien au hasard : audit énergétique avant acquisition, équipes de rénovation formées aux nouvelles normes RE2020, et calendrier d’intervention optimisé.

Il ne fait pas « un coup ». Il construit une opération complète. Objectif : transformer un bien invendable en produit fini séduisant pour un primo-accédant, un investisseur locatif ou un couple souhaitant bénéficier d’aides à la rénovation. Cerise sur le gâteau : en réhabilitant ce type de bien, il anticipe les futures hausses de standards environnementaux. En clair, il vend du “prêt à louer” ou “prêt à vivre” sans stress réglementaire pendant 15 ans.

Autre avantage discret mais puissant : en valorisant ces logements via des matériaux durables et des techniques éprouvées, il obtient souvent un bonus sur le prix final de revente. Parce que oui, une passoire thermique réhabilitée, c’est un actif sécurisé pour l’avenir.

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Le statut de marchand de biens : plus qu’un titre, un levier fiscal

Ce type d’opération serait beaucoup moins rentable sans un cadre juridique bien ficelé. Le statut de marchand de biens joue ici un rôle crucial. Il permet d’optimiser la fiscalité sur les opérations d’achat-revente, notamment via l’assujettissement à la TVA sur marge et la possibilité de déduire une partie des frais liés aux travaux, aux diagnostics ou encore aux intérêts d’emprunt.

Mais attention : ce statut impose aussi des contraintes. Notamment une revente rapide pour ne pas être requalifié en activité de location, et des obligations comptables rigoureuses. Autrement dit, ce n’est pas fait pour les amateurs. Ceux qui réussissent savent s’entourer : architectes thermiques, artisans spécialisés, juristes et fiscalistes.

Cela démontre une chose : investir dans l’immobilier ne se limite plus à “acheter bas, revendre haut”. C’est un jeu de précision, où chaque euro investi doit être pensé comme un levier, pas une dépense.

Une stratégie audacieuse… mais loin d’être risquée

Ceux qui pensent encore que ce type de placement est réservé aux flambeurs ou aux spéculateurs à court terme se trompent lourdement. La stratégie F et G repose sur de la connaissance, pas du hasard. Et elle répond à une logique simple : là où il y a du rejet, il y a de la valeur cachée.

Les contraintes écologiques vont continuer à s’intensifier. Les rénovations énergétiques ne sont pas une mode, mais une obligation structurelle. Miser sur ce marché, c’est se positionner en avance sur la courbe. Et tant que la majorité des acheteurs s’en méfient, ceux qui osent ont encore une longueur d’avance.

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Parce que comprendre les règles du jeu, c’est déjà les tourner à son avantage.

Ce type de stratégie vous intrigue ? Vous inspire ? Vous choque ? Partagez l’article, commentez vos expériences et vos doutes : c’est dans l’échange que naissent les idées les plus rentables.

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2 réflexions au sujet de “« Je n’achète que des biens classés F et G » : Ce marchand de biens mise toute sa stratégie sur l’acquisition de passoires thermiques”

  1. Quel bande de voleurs, profiter des gens et des lois stupides pour voler le fruit de plusieurs années de travail. Cherchez un vrai travail et arretez de faire des business avec les foyers des etres humains

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    • Commentaire d’une personne qui n’a jamais investi et mis les mains dans le cambouis. Le parcours est long, difficile et la gestion rebuterait 80% des candidats. Ce n’est pas du vol mais du travail, beaucoup de travail et d’implication. Tout est question de perception, là où la plupart des gens voit une difficulté, d’autres voient l’opportunité. Rien n’est volé ni gratuit

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