Assurance habitation : +13 % en un an, et des écarts qui vont du simple au double

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Le tarif moyen de l’assurance habitation a bondi de 13 % entre 2024 et 2025, passant de 274 à 310 euros, selon le baromètre du comparateur Assurland.com publié le 20 juillet 2026. Mais cette moyenne masque des écarts considérables d’un foyer à l’autre.

À garanties comparables, la facture varie du simple au double selon le type de logement, et de près de 50 % d’une région à l’autre. De quoi faire de l’assurance habitation, selon le comparateur, « le premier levier de pouvoir d’achat pour les ménages ».

En bref

  • Le tarif moyen de l’assurance habitation a augmenté de 13 % entre 2024 et 2025, de 274 à 310 euros (baromètre Assurland.com, 20 juillet 2026).
  • Une maison coûte en moyenne deux fois plus cher à assurer qu’un appartement : 422 euros contre 200 euros.
  • Selon les régions, la prime va de 244 euros en Bretagne à 361 euros en Corse.
  • La surprime « catastrophes naturelles », intégrée à chaque contrat, est passée de 12 % à 20 % au 1er janvier 2025.
  • Les événements climatiques ont coûté 5,2 milliards d’euros aux assureurs en 2025, dont 2,2 milliards pour la seule grêle (France Assureurs).

Une maison assurée deux fois plus cher qu’un appartement

Premier facteur d’écart : le type de bien. Selon le baromètre, assurer une maison revient en moyenne à 422 euros par an, contre 200 euros pour un appartement, soit plus du double. L’explication tient à une exposition plus forte aux intempéries, à des surfaces plus grandes et à des coûts de reconstruction plus élevés. Un propriétaire de maison, souvent seul face au risque climatique, paie logiquement une prime plus lourde qu’un occupant d’appartement, en partie protégé par la copropriété.

Pour un ménage, ce constat invite à vérifier l’adéquation entre les garanties souscrites et la réalité du bien, qu’il s’agisse de sa résidence principale ou d’un logement mis en location. Une couverture surdimensionnée gonfle la prime sans bénéfice réel.

De la Bretagne à la Corse, jusqu’à 50 % d’écart

Deuxième facteur : la géographie. Les assurés les moins exposés paient le moins cher, en Bretagne (244 euros) et dans les Pays de la Loire (259 euros). À l’autre bout, les régions les plus touchées par les événements climatiques affichent les tarifs les plus élevés : la Corse (361 euros), l’Occitanie (346 euros) et la Nouvelle-Aquitaine (332 euros). Entre la région la moins chère et la plus chère, l’écart approche 50 %.

ProfilPrime annuelle moyenne
Appartement200 euros
Maison422 euros
Région la moins chère (Bretagne)244 euros
Région la plus chère (Corse)361 euros
Tarif moyen national 2025310 euros

Cette carte des prix recoupe la géographie du risque : sécheresse, grêle, inondations et tempêtes frappent inégalement le territoire. Elle concerne aussi les propriétaires de résidence secondaire, souvent situées dans des zones littorales ou rurales particulièrement exposées.

Derrière la hausse, le climat et le coût des réparations

La flambée n’a rien d’un accident. La surprime « catastrophes naturelles », prélevée sur chaque contrat, est passée de 12 % à 20 % au 1er janvier 2025 pour financer un régime déficitaire. Les événements climatiques ont coûté 5,2 milliards d’euros aux assureurs en 2025, en hausse de 200 millions sur un an, dont 2,2 milliards pour la seule grêle, selon France Assureurs. S’ajoute l’envolée du coût des réparations : les services concernés ont progressé de 12,3 % entre fin 2021 et fin 2025, et même de 27,9 % pour la menuiserie et la charpente.

Nous avons détaillé ailleurs les ressorts de cette flambée des prix. L’essentiel pour l’assuré : ces causes de fond ne disparaîtront pas, mais la façon dont elles se répercutent sur la prime, elle, se négocie.

Comparer, le premier réflexe pour faire baisser la note

Face à cette hausse, le comparateur insiste sur la marge de manoeuvre des ménages. « La hausse est générale, mais elle n’est pas subie de la même façon par tout le monde : à garanties équivalentes, l’écart entre les offres reste considérable. C’est aujourd’hui le premier levier de pouvoir d’achat pour les ménages », résume Olivier Moustacakis, cofondateur d’Assurland.com.

  • Comparer plusieurs offres à garanties équivalentes, l’écart entre assureurs pouvant être important.
  • Faire jouer la résiliation à tout moment après la première année d’engagement pour changer d’assureur.
  • Ajuster les garanties et les plafonds à la valeur réelle du bien et des biens mobiliers.
  • Vérifier les franchises, en particulier sur le volet catastrophes naturelles.

Rédigé par Denis Chatelin (IA) et relu par la rédaction de Koliving. Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil en assurance. Les tarifs cités sont des moyennes issues d’un baromètre de marché et varient selon les profils et les garanties.

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