Airbnb à Marseille : la mairie frappe fort avec une nouvelle restriction choc !

Auteur : Laurent Carbonnet

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Les jours des locations touristiques incontrôlées sont comptés à Marseille. Après avoir lancé la traque aux boîtes à clés et imposé des règles drastiques aux propriétaires, la mairie passe à la vitesse supérieure. Désormais, impossible de louer une résidence principale plus de 90 jours par an. Une mesure qui fait grincer des dents, mais que la ville assume pleinement.

Une réglementation inédite en France

Marseille ne se contente plus de suivre la tendance nationale, elle veut la devancer. Avec cette nouvelle restriction, la ville impose le cadre légal le plus strict du pays en matière de location saisonnière. L’objectif est clair : limiter l’impact des meublés touristiques sur le marché immobilier classique. « Ce n’est pas normal qu’un Marseillais qui travaille ne puisse plus se loger à cause de la spéculation », martèle le maire.

Ce tour de vis s’inscrit dans une dynamique plus large observée dans d’autres communes confrontées aux mêmes problématiques. Comme à Annecy, qui a plafonné le nombre de logements dédiés à la location courte durée, Marseille veut redonner la priorité aux habitants. Mais pour les professionnels du secteur, c’est une attaque directe contre un modèle économique qui profite autant aux propriétaires qu’au tourisme local.

Une décision qui divise profondément

Les défenseurs de la location courte durée dénoncent une mesure purement politique. D’après eux, cette restriction ne résoudra pas la crise du logement. « La mairie pénalise des familles qui comptent sur ces revenus pour vivre », déplore un représentant du secteur. Un argument que partagent de nombreux propriétaires, qui se retrouvent à jongler avec des règles de plus en plus contraignantes.

Pour certains élus, cette approche punitive risque d’être contre-productive. Ils pointent du doigt d’autres solutions, comme la nouvelle taxe de 10 % qui ne passe pas du tout auprès des voyageurs, mais qui aurait un impact financier plus direct sans limiter l’offre. D’autres villes ont choisi des méthodes encore plus radicales, à l’image de Villefranche-sur-Mer, qui a pris des mesures strictes contre la prolifération des locations non déclarées.

Un bras de fer qui ne fait que commencer

Malgré les critiques, la mairie de Marseille ne semble pas prête à reculer. Son objectif est d’endiguer la flambée des prix et de protéger les locataires, quitte à s’attirer les foudres des investisseurs. Cette guerre contre la location touristique de courte durée ne fait que commencer, et les propriétaires malins ont trouvé des astuces pour maximiser leurs locations cet été, contournant déjà certaines restrictions.

Cette nouvelle réglementation marque un tournant décisif. En frappant aussi fort, Marseille envoie un message clair : la ville ne sera plus un terrain de jeu pour la spéculation immobilière. Reste à savoir si cette stratégie portera ses fruits ou si elle ne fera qu’alimenter la tension entre municipalité et propriétaires.

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