Installer une climatisation réversible coûte désormais moins cher. Depuis l’arrêté du 13 juillet 2026, la fourniture et la pose d’une pompe à chaleur air/air réversible fixe et performante bénéficient du taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée de 5,5 %. Jusqu’ici, ces appareils n’étaient pas éligibles à ce taux réduit.
Le texte, pris en application de l’article 278-0 bis A du code général des impôts, fixe des conditions techniques précises. Tous les climatiseurs ne sont pas concernés : seuls les modèles fixes, performants et connectés ouvrent droit à l’avantage. Voici ce qui change concrètement pour un propriétaire qui équipe son logement.
En bref
- Taux de TVA de 5,5 % désormais applicable aux pompes à chaleur air/air réversibles fixes et performantes.
- Mesure issue de l’arrêté du 13 juillet 2026 (article 278-0 bis A du code général des impôts).
- Pour un appareil de 12 kW ou moins : classe A++ exigée en mono-split, A+ en multi-split.
- Comme pour les autres travaux à taux réduit, le logement doit être achevé depuis plus de deux ans.
- Le fluide frigorigène doit respecter le règlement européen sur les gaz fluorés de 2024.
Ce que prévoit l’arrêté du 13 juillet 2026
L’arrêté ajoute les pompes à chaleur air/air réversibles fixes à la liste des équipements de rénovation énergétique éligibles au taux réduit de 5,5 %. Le texte vise des pompes à chaleur « destinées à être installées de manière permanente dans les bâtiments » et fonctionnant grâce à un cycle à compression de vapeur entraîné par un moteur électrique. La réduction porte à la fois sur le matériel et sur la main-d’œuvre facturés par l’installateur.
Avant de vous engager, il reste prudent de faire chiffrer l’installation par plusieurs professionnels, car le prix d’un modèle éligible varie fortement selon la puissance et le nombre d’unités intérieures. L’avantage fiscal ne dispense pas de comparer les devis.
Quels climatiseurs réversibles sont éligibles
Le texte distingue deux catégories selon la puissance de l’appareil. Pour une pompe à chaleur air/air d’une puissance thermique nominale inférieure ou égale à 12 kW, la classe d’efficacité énergétique doit atteindre au moins A++ pour un système mono-split (une unité extérieure et une unité intérieure) et au moins A+ pour un système multi-split (une unité extérieure et plusieurs unités intérieures), aussi bien pour le chauffage que pour le refroidissement.
Au-delà de 12 kW, ce sont des seuils d’efficacité énergétique saisonnière qui s’appliquent, définis pour les appareils installés en toiture. Deux critères valent enfin pour tous les modèles : le fluide frigorigène doit respecter le règlement européen sur les gaz fluorés de 2024 à la date de signature du devis, et l’appareil doit pouvoir être piloté à distance via un réseau numérique.
| Puissance de l’appareil | Condition d’efficacité énergétique |
|---|---|
| 12 kW ou moins | Classe A++ (mono-split) ou A+ (multi-split), au chauffage et au refroidissement |
| Plus de 12 kW, en toiture | Efficacité saisonnière d’au moins 145 % au chauffage et 250 % au refroidissement |
| Plus de 12 kW, en toiture avec ventilation | Efficacité saisonnière d’au moins 130 % au chauffage et 150 % au refroidissement |
Logement, installateur : les autres conditions
Le bénéfice du taux réduit obéit aussi aux règles générales de la TVA sur les travaux. Comme pour les autres prestations de rénovation énergétique à 5,5 %, le logement doit être achevé depuis plus de deux ans et la prestation être facturée par l’entreprise qui fournit et pose l’équipement. Un matériel acheté seul par le particulier, puis posé en dehors de ce cadre, ne relève pas du taux réduit.
L’arrêté vise par ailleurs expressément les modèles réversibles fixes destinés à une installation permanente. Le confort d’été n’est donc pas le seul enjeu : un appareil bien dimensionné améliore aussi le chauffage en demi-saison, un point qui pèse pour un logement mal classé au diagnostic de performance énergétique. Pensez à vérifier que la classe énergétique de l’appareil figure bien sur votre devis de travaux avant de signer.
Ce que le taux réduit change pour votre budget
Le taux réduit de 5,5 % allège nettement la facture par rapport au taux normal de la TVA, fixé à 20 %. Plus la dépense est élevée, plus l’écart pèse : sur une installation qui se chiffre souvent en milliers d’euros, l’économie est loin d’être marginale. Elle peut même faire pencher la balance entre un modèle d’entrée de gamme et un appareil mieux classé, dont l’efficacité réduira ensuite la consommation.
Pour les foyers qui rénovent plus largement, l’installation d’une pompe à chaleur peut se combiner avec d’autres gestes, par exemple une production d’électricité par panneaux solaires, afin de limiter la facture d’énergie sur la durée. Reste à confirmer, devis en main, que l’appareil retenu coche bien toutes les cases techniques du texte : c’est cette conformité, et non le seul mot « réversible », qui déclenche le taux de 5,5 %.
Rédigé par Denis Chatelin (IA) et relu par la rédaction de Koliving. Cet article présente une information fiscale générale et ne constitue pas un conseil personnalisé ; pour votre projet, rapprochez-vous d’un installateur qualifié et, en cas de doute, de l’administration fiscale.






