Toulon est en train de s’imposer comme une place forte de l’investissement immobilier. Avec des prix encore accessibles, une demande locative en forte croissance et un cadre de vie prisé, la ville séduit aussi bien les acquéreurs que les investisseurs. Mais quelles sont les véritables opportunités et tendances du marché toulonnais en 2024 ? Décryptage.
Des prix encore attractifs, mais pour combien de temps ?
Alors que les stations balnéaires du Var affichent des prix dépassant les 5 800 €/m², Toulon reste une exception avec un prix moyen de 2 836 €/m². Cette accessibilité attire de plus en plus d’acheteurs, qu’il s’agisse de résidences principales ou d’investissements locatifs.
Les quartiers les plus recherchés confirment la tendance à la hausse. Le Mourillon, prisé pour son cadre de vie en bord de mer, dépasse déjà les 5 000 €/m². Le Cap Brun, avec ses résidences de standing, affiche 4 361 €/m². Mais c’est en centre-ville que se concentrent encore les meilleures affaires : Haute Ville-La Gare tourne autour de 2 887 €/m², tandis que Bon Rencontre-Arsenal reste sous la barre des 2 000 €/m², attirant jeunes actifs et primo-accédants.
Pour les investisseurs, le potentiel de plus-value est réel. Certains quartiers en plein essor, comme Pont du Las (2 125 €/m²) ou Siblas (4 219 €/m²), commencent à voir leurs prix grimper, portés par des projets de rénovation et une attractivité accrue.
Une demande locative portée par une population dynamique
Toulon ne manque pas d’atouts pour l’immobilier locatif. Avec 17 000 étudiants et plus de 24 000 emplois liés à la présence de la principale base navale française, la ville connaît une forte demande en logements. Les petites surfaces bien placées trouvent rapidement preneur, et les loyers restent compétitifs par rapport aux autres villes du littoral.
Les rendements locatifs peuvent atteindre 7 %, notamment dans les quartiers où les prix d’achat restent modérés. Saint-Jean-du-Var et Saint-Roch offrent encore des opportunités intéressantes avec des prix autour de 2 500 €/m². À Siblas-La Loubière, certains investisseurs misent sur des viagers libres, comme ce deux-pièces de 46 m² vendu récemment pour 75 000 €, avec une rente mensuelle de 926 €.
Les nouveaux concepts d’habitat partagé, comme le coliving, commencent également à se développer. Ce type de location, qui combine espaces privés et communs, séduit de plus en plus de jeunes actifs et étudiants. Une aubaine pour les investisseurs cherchant à optimiser leur rentabilité.
Toulon, nouveau terrain de jeu des marchands de biens
Avec un marché de l’ancien encore abordable, Toulon devient une cible de choix pour les marchands de biens. De nombreux immeubles nécessitent des rénovations, offrant des opportunités de revalorisation intéressantes. Le centre-ville, notamment autour de la rue Mirabeau et de la Haute Ville, voit arriver des acquéreurs prêts à rénover pour revendre à la hausse.
Certains quartiers, encore en transition, offrent des marges confortables. Pont du Las et l’Escaillon, par exemple, attirent ceux qui souhaitent acheter à bas prix, rénover et revendre à des jeunes couples ou investisseurs. Avec des prix au mètre carré encore inférieurs à la moyenne nationale, la ville reste un terrain fertile pour les opérations immobilières à forte valeur ajoutée.
Toulon est aujourd’hui dans une dynamique ascendante. Entre prix encore raisonnables, demande locative forte et projets de réhabilitation, le marché local présente des opportunités solides pour ceux qui savent où investir. Reste à savoir combien de temps la ville conservera cet avantage avant que les prix ne s’alignent sur ceux du reste de la Côte d’Azur.

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