Depuis le 1er janvier 2026, les plafonds d’honoraires d’agence à la charge du locataire ont été revalorisés pour la première fois depuis leur fixation en 2014. En zone très tendue, un locataire ne peut se voir facturer plus de 12,10 € par mètre carré de surface habitable pour la constitution de son dossier, la visite du logement et la rédaction du bail.
La nouveauté ne tient pas qu’au montant : ces plafonds sont désormais indexés sur l’indice de référence des loyers (IRL), et évolueront donc chaque année.
En bref
- En zone très tendue, le plafond à la charge du locataire passe de 12 à 12,10 € par mètre carré au 1er janvier 2026.
- En zone tendue, il s’établit à 10,09 € par mètre carré ; hors zone tendue, à 8,07 €.
- L’état des lieux d’entrée est plafonné à 3,03 € par mètre carré pour le locataire.
- Le locataire ne paie jamais plus que la moitié des honoraires facturés, ni plus que le propriétaire.
- Ces plafonds, inchangés depuis 2014, sont désormais indexés sur l’indice de référence des loyers.
Ce que le locataire paie, et ce qu’il ne paie pas
Toutes les prestations de l’agence ne sont pas partagées. Quatre d’entre elles se répartissent entre le propriétaire et le locataire : la constitution du dossier, l’organisation de la visite, la rédaction du bail et l’état des lieux d’entrée. Le reste, en particulier la rédaction et la diffusion de l’annonce, est à la charge exclusive du propriétaire. C’est aussi le cas des honoraires de gestion locative, que le bailleur paie seul lorsqu’il confie la gestion de son bien mis en location à un professionnel.
Pour la part partagée, le locataire ne peut jamais payer plus que le plus faible de ces deux montants : la moitié des honoraires facturés par l’agence, ou le plafond calculé au mètre carré. Ainsi, pour un logement de 25 mètres carrés en zone très tendue, si l’agence facture 700 € au total, la part maximale du locataire est de 302,50 € (25 x 12,10 €), le propriétaire réglant le reste.
Le barème 2026, zone par zone
Le plafond applicable dépend de la zone où se situe le logement. La revalorisation reste modeste en valeur, mais elle marque la fin de plus de dix ans de gel. Le classement d’une commune (zone très tendue, tendue ou non tendue) peut être vérifié sur le simulateur officiel de Service-Public.
| Zone | Plafond locataire 2025 | Plafond locataire 2026 |
|---|---|---|
| Très tendue | 12 € par m2 | 12,10 € par m2 |
| Tendue | 10 € par m2 | 10,09 € par m2 |
| Hors zone tendue | 8 € par m2 | 8,07 € par m2 |
| État des lieux d’entrée | 3 € par m2 | 3,03 € par m2 |
Le calcul est identique dans les autres zones, avec un plafond plus bas. Pour ce même logement de 25 mètres carrés situé en zone tendue, si l’agence facture 600 € d’honoraires, la part du locataire est plafonnée à 252,25 € (25 x 10,09 €), le propriétaire réglant les 347,75 € restants. Hors zone tendue, le plafond tombe à 8,07 € par mètre carré : pour une facture de 500 €, le locataire ne paie au maximum que 201,75 €. Dans tous les cas, si la moitié des honoraires facturés est inférieure au plafond au mètre carré, c’est ce montant, plus faible, qui s’applique.
La vraie nouveauté : l’indexation sur l’IRL
Jusqu’ici figés, les plafonds suivront désormais l’indice de référence des loyers, le même indice qui encadre la révision annuelle des loyers. Concrètement, ces plafonds seront réévalués périodiquement en fonction de cet indice, ce qui met fin à leur gel. Pour suivre cet indice, notre article sur l’évolution de l’IRL au deuxième trimestre 2026 détaille son dernier niveau, dans un contexte où l’encadrement des loyers reste largement dépassé sur les petites surfaces.
Comment vérifier et contester une facturation
L’agence doit afficher, de manière lisible et à plusieurs endroits (vitrine, annonces en ligne), le prix maximal de chaque prestation, toutes taxes comprises, et indiquer qui doit la payer. Un locataire qui estime avoir trop payé peut réclamer le remboursement du trop-perçu. À noter : l’état des lieux de sortie réalisé à l’amiable, en présence des deux parties, ne peut jamais être facturé au locataire ; toute clause du bail qui l’imposerait est abusive et réputée non écrite. Ces règles s’appliquent aussi bien à une location classique qu’à une chambre en colocation meublée. En cas de litige persistant, l’agence départementale d’information sur le logement (ADIL) peut être sollicitée gratuitement.
Cet article est fourni à titre d’information et ne remplace pas un conseil juridique personnalisé. Les montants cités sont ceux en vigueur à la date de publication.






