La demande de crédit immobilier ne faiblit pas. En juin 2026, la production de nouveaux prêts à l’habitat, hors renégociations, a atteint 13,2 milliards d’euros, contre 11,4 milliards en mai. C’est ce que révèle le point mensuel de la Banque de France sur les crédits aux particuliers, publié le 5 août 2026. Un rebond notable, alors même que le taux d’intérêt moyen continue de remonter.
Cette accélération situe la production au sommet de la fourchette dans laquelle elle évolue depuis la fin 2025, comprise entre 10,9 et 13,2 milliards d’euros. Autrement dit, les ménages continuent d’acheter et d’emprunter, sans se laisser décourager par des taux qui se sont légèrement raffermis au fil de l’été.
En bref
- Production de crédits à l’habitat (hors renégociations) : 13,2 milliards d’euros en juin 2026, après 11,4 milliards en mai.
- Taux moyen (hors renégociations) : 3,27 % en juin, contre 3,21 % en mai.
- En incluant les renégociations, la production totale atteint 15,1 milliards d’euros sur le mois.
- Les prêts à taux fixe représentent 99,4 % de la production.
- L’encours de crédits à l’habitat des particuliers progresse de 0,2 % sur un an.
Une production au plus haut de sa fourchette depuis fin 2025
Avec 13,2 milliards d’euros de prêts nouveaux hors renégociations, juin marque un net redressement par rapport aux 11,4 milliards de mai. La Banque de France souligne que la production oscille entre 10,9 et 13,2 milliards d’euros depuis la fin 2025 : le mois de juin en touche donc le haut. En intégrant les renégociations, la production totale de crédits à l’habitat ressort à 15,1 milliards d’euros, la part des dossiers renégociés revenant à 12,3 %.
Ce dynamisme confirme la reprise du marché du crédit observée depuis plusieurs trimestres. Pour un porteur de projet, le message est clair : les banques prêtent, et le marché du financement reste ouvert, y compris pour les profils qui avaient reporté leur achat. Notre dossier consacré au crédit immobilier détaille les critères d’octroi à réunir pour présenter un dossier solide.
Des taux qui remontent doucement
Le taux d’intérêt moyen des crédits à l’habitat hors renégociations s’est établi à 3,27 % en juin, après 3,21 % en mai et 3,22 % en avril. La hausse reste mesurée mais bien réelle : elle traduit la remontée récente des taux de marché à long terme. Les crédits relais, eux, ressortent à 3,70 %.
Cette remontée graduelle rappelle qu’attendre n’est pas toujours gagnant. Chaque dixième de point pèse sur le coût total d’un emprunt de longue durée. Comparer les offres et jouer sur l’assurance de prêt, poste sur lequel la concurrence est ouverte, reste le levier le plus efficace pour reprendre la main : un comparateur de crédit immobilier permet de situer une proposition par rapport au marché, et le choix de l’assurance emprunteur peut représenter plusieurs milliers d’euros d’économies sur la durée.
| Indicateur (crédits à l’habitat) | Avril 2026 | Mai 2026 | Juin 2026 |
|---|---|---|---|
| Production hors renégociations | 12,0 Md€ | 11,4 Md€ | 13,2 Md€ |
| Production totale (avec renégociations) | 13,9 Md€ | 13,2 Md€ | 15,1 Md€ |
| Taux moyen hors renégociations | 3,22 % | 3,21 % | 3,27 % |
| Part des prêts à taux fixe | 99,5 % | 99,0 % | 99,4 % |
Un encours qui progresse à peine
Si la production mensuelle rebondit, l’encours total, lui, reste quasi stable. La Banque de France chiffre à 0,2 % sur un an la croissance de l’encours de crédits à l’habitat des particuliers, et à 0,8 % celle des ménages au sens large. En clair, les remboursements des anciens prêts compensent en grande partie les nouveaux crédits accordés : le stock de dette immobilière des Français augmente très lentement.
Du côté de la consommation, la production mensuelle de crédits amortissables atteint 5,5 milliards d’euros, à un taux moyen de 6,27 %, en baisse par rapport aux 6,54 % de mai. L’encours de crédits à la consommation progresse de 2,4 % sur un an, un rythme bien supérieur à celui de l’habitat.
Ce que ce rebond signifie pour votre projet
Pour un investisseur, ces chiffres dessinent un marché du crédit qui fonctionne, mais à un coût désormais stabilisé autour de 3,3 %. La rentabilité d’un projet locatif doit donc s’apprécier avec un financement plus cher qu’en 2021, ce qui replace la sélection du bien et le calcul du rendement au centre du jeu. Nos repères pour investir dans l’immobilier aident à intégrer ce paramètre. Pour un primo-accédant, le maintien d’une production élevée est plutôt rassurant : il signale que les banques n’ont pas refermé le robinet, même si l’exigence sur l’apport et le taux d’endettement reste de mise.
Cet article est fourni à titre d’information générale et ne constitue pas un conseil en investissement ou en financement. Les taux et montants cités proviennent des données publiées par la Banque de France pour le mois de juin 2026 et sont susceptibles d’évoluer. Avant de vous engager, rapprochez-vous de votre établissement prêteur ou d’un courtier.






