Et si, pour gagner plus avec votre Airbnb à la rentrée, la solution était de… baisser drastiquement vos prix ? Contre-intuitif, mais c’est le pari gagnant de Marc, un investisseur qui a ainsi sauvé sa rentabilité. Alors que septembre s’annonce creux, de nombreux propriétaires s’inquiètent de voir leur calendrier vide. Voici le récit d’une stratégie concrète qui transforme l’angoisse post-été en opportunité.
La fin de l’âge d’or ? Le nouveau visage du marché Airbnb en 2024
En 2024, le marché de la location saisonnière n’a plus rien à voir avec l’euphorie post-Covid. Selon AirDNA, le nombre de biens sur les plateformes comme Airbnb a bondi de 20 % en un an. Une sur-offre qui, combinée à une hausse continue des charges (coûts énergétiques, entretien, fiscalité), tire la rentabilité vers le bas.
Les Echos parlent de la « fin de la machine à cash facile ». Les villes touristiques sont saturées, les régulations locales se durcissent, et les DPE obligatoires commencent à peser. Le problème n’est pas chez les propriétaires, mais dans un marché devenu mature et ultra-compétitif.
Face à cette réalité, continuer avec les mêmes méthodes qu’en 2019 revient à foncer dans le mur. Il faut revoir sa stratégie de fond en comble.
Calendriers vides et rentabilité en chute : l’impact concret sur les propriétaires
Un T2 à 120 €/nuit, c’est rentable en juillet-août. Mais en septembre, s’il n’est réservé que 8 nuits, vous encaissez 960 €. Pendant ce temps, le crédit continue : 850 € de mensualité, 180 € de charges, 40 € d’abonnements. Rentabilité nette proche de zéro.
Ce scénario est devenu récurrent. Et avec lui, une angoisse : voir fondre les gains d’un été réussi sur un automne catastrophique. Beaucoup de propriétaires hésitent à bouger, persuadés que « le marché va repartir » ou que « brader, c’est se dévaloriser ».
Mais septembre n’est plus ce qu’il était. L’attente passive est un luxe que peu peuvent se permettre. La réalité, c’est qu’un logement vide coûte, même à l’arrêt.
Le piège du prix fixe : pourquoi maintenir vos tarifs d’été est une erreur coûteuse
« Je préfère ne pas louer plutôt que de casser mes prix. » Ce raisonnement, très répandu, est une illusion coûteuse. Maintenir des tarifs élevés alors que la demande s’effondre, c’est garantir un calendrier vide.
L’équation est simple : un bien vide ne rapporte rien mais coûte toujours. Charges, mensualités, abonnements, fiscalité locale… chaque nuit non louée grignote le cash-flow.
Marc, propriétaire à La Rochelle, a testé l’approche inverse. « J’ai divisé mon tarif par deux. Mon taux d’occupation a explosé. En septembre, j’ai gagné plus que les années précédentes avec un tarif plein. »
La stratégie de tarification dynamique est une arme puissante, encore sous-utilisée. Elle ne repose pas sur l’ego, mais sur le calcul rationnel.
La stratégie de l’investisseur : diviser les prix pour multiplier la rentabilité, mode d’emploi
Marc commence par calculer son seuil de rentabilité : charges mensuelles de 1 070 €, soit 35,6 € par jour. Son objectif : ne jamais louer en dessous.
En passant son T2 de 120 € à 70 € la nuit, il vise une nouvelle clientèle : professionnels en mission, couples en transit, réservations de dernière minute. Résultat : 25 nuits louées, 1 750 € de revenus. Soit 790 € de plus que l’ancien modèle.
La stratégie repose sur l’activation des promotions « dernière minute », l’usage de l’agenda intelligent d’Airbnb, et une veille hebdomadaire des prix des concurrents.
Son conseil : ne jamais viser le prix max, mais le remplissage optimal. Le volume prime sur le tarif unitaire.
Le point de vue de l’expert : « Le taux d’occupation est le roi en basse saison »
« Entre un bien vide et un bien loué 20 % au-dessus de ses frais, le choix est vite fait », tranche Alain G., gérant d’une conciergerie à Bordeaux. « Un logement actif attire des commentaires, favorise l’algorithme d’Airbnb, entretient le bien. »
Pour lui, septembre-octobre sont les mois où se gagnent les années. « Ceux qui baissent les bras laissent la place à ceux qui savent optimiser. C’est une guerre d’occupation, pas de prestige. »
Et la visibilité sur les plateformes se joue sur la conversion. « Une annonce pas chère mais réservée monte dans les résultats. C’est du marketing basique, appliqué à l’immobilier. »
Les points clés à retenir
- Le marché de la location saisonnière est devenu plus compétitif.
- Maintenir des prix d’été en septembre mène à l’inoccupation.
- Calculez votre coût par nuit et louez toujours au-dessus.
- Visez un taux d’occupation maximal, pas un tarif maximal.
- Une stratégie dynamique est plus rentable qu’un prix fixe rigide.
Vous aussi, vous avez testé une stratégie de tarification adaptée à la basse saison ? Quels résultats avez-vous obtenus ? Partagez vos expériences et posez vos questions en commentaire. Et si cet article vous a été utile, envoyez-le à un propriétaire qui galère en ce moment.
- France Info – La rentabilité des meublés touristiques de type Airbnb en baisse
- Les Echos – Airbnb : la fête est-elle finie pour les propriétaires ?
- Le Figaro Immobilier – Location saisonnière : les propriétaires dénoncent le « Airbnb bashing »
- Service-Public.fr – Revenus tirés de la location meublée (LMNP)
- Code général des impôts
