Imaginez payer 60 % de plus d’impôts… juste pour le droit de posséder un bien que vous habitez quelques mois par an.
À Roquebrune-sur-Argens comme dans plus de 1 600 communes françaises, les propriétaires de résidence secondaire étouffent. Victimes d’un acharnement fiscal qui ne dit pas son nom, ils dénoncent un impôt déguisé, sans contrepartie réelle. Dans les zones dites « tendues », la taxe d’habitation se transforme en arme de dissuasion massive. Mais jusqu’où ira ce « racket légal » ? Et surtout : à qui profite-t-il vraiment ?
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Un impôt qui ne dit pas son nom… mais qui fait très mal
La taxe d’habitation n’a pas disparu. Elle a simplement changé de cible. Depuis 2023, seuls les occupants d’une résidence secondaire y restent assujettis. Et dans les faits, cela signifie que des dizaines de milliers de contribuables paient pour des services… qu’ils n’utilisent pas.
À Roquebrune-sur-Argens, la pilule est amère. La commune applique le maximum légal : +60 %. Le tout voté sans ménagement en septembre 2023. En réponse, plus de 600 propriétaires se sont regroupés dans un collectif apolitique. Leur mot d’ordre ? « Trop, c’est trop ».
En France, seuls 35 % des détenteurs de résidences secondaires sont considérés comme « aisés » selon l’Insee. Les autres ? Des retraités, des couples modestes ou des héritiers. Autrement dit : pas forcément des spéculateurs. Plutôt des citoyens ordinaires devenus cibles fiscales désignées.
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Le récit officiel : libérer du logement, vraiment ?
L’administration fiscale, appuyée par certaines municipalités, justifie cette surtaxe comme un levier pour lutter contre la crise du logement dans les zones tendues. Objectif annoncé : décourager les résidences peu occupées afin de remettre des biens sur le marché à l’année.
Mais sur le terrain, ce raisonnement fait sourire (jaune). Raymond Bonomo, cofondateur du collectif de Roquebrune, est catégorique : « Aucun membre ne mettra sa maison en location longue durée. Nous y venons plusieurs mois par an. Cette taxe n’aura aucun effet sur l’offre de logement. »
Et il n’est pas le seul à pointer l’hypocrisie du dispositif. En surtaxant, la commune encaisse un pactole immédiat – 2,6 millions d’euros dans le cas de Roquebrune – sans réelle stratégie de logement derrière. Une politique de guichet, pas d’urbanisme.
Une fracture fiscale qui devient sociale
Les tensions montent, et pas seulement dans les urnes. La fracture fiscale entre propriétaires et administrations devient sociale. Ce ne sont pas seulement des maisons qu’on surtaxe. Ce sont des choix de vie, des projets familiaux, parfois même des souvenirs.
Benoît Herard, membre du collectif, dénonce une mesure déconnectée : « Cette surtaxe ne fera pas baisser la pression immobilière, mais risque de décourager l’achat à Roquebrune. Sainte-Maxime est à 0 %, Saint-Raphaël à 20 %. Ici, c’est le plafond. » Résultat : fuite des acheteurs potentiels, dévalorisation des biens, instabilité du marché local.
Et derrière les chiffres, une réalité humaine. Ces résidents « secondaires » paient impôts, taxe foncière, travaux, assurance habitation… sans consommer les services publics à plein régime. Pourtant, ils deviennent les cibles idéales d’un discours populiste et anti-propriétaires alimenté par certains partis gauchistes.
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Une taxe de trop dans un pays qui fonctionne à moitié
« Rien ne fonctionne dans ce pays, mais on trouve encore le moyen de nous taxer plus. » Cette phrase, lâchée par une propriétaire en colère, résume l’état d’esprit d’un grand nombre de contribuables.
Entre fiscalité écrasante, pouvoir d’achat en chute libre et sentiment d’abandon par les services publics, l’exaspération monte. Ce que vivent les propriétaires de résidences secondaires aujourd’hui, c’est peut-être ce que vivront demain tous les propriétaires, petits ou grands.
Les membres du collectif de Roquebrune l’ont bien compris. Face à l’inertie municipale, ils appellent à s’inscrire sur les listes électorales locales. Un acte de résistance fiscale, mais aussi citoyenne. Car payer, oui. Être pris pour une vache à lait, non.
Le début d’un combat plus large ?
Derrière cette surtaxe, se joue une bataille plus vaste. Celle de la place du propriétaire dans la société française. Est-il un acteur de stabilité ou un bouc émissaire fiscal ? Doit-il continuer à financer seul des services publics en panne, pendant que l’État se défausse sur les collectivités ? À l’heure où l’impôt devient de plus en plus opaque, la question mérite d’être posée.
La colère des propriétaires de résidences secondaires n’est ni un caprice, ni un égoïsme. C’est le symptôme d’un ras-le-bol généralisé. D’une fiscalité punitive, d’une politique urbaine sans cap, et d’un discours public de plus en plus culpabilisant.
La surtaxe d’habitation ? C’est peut-être le détonateur d’un débat fiscal que la France ne pourra plus éviter bien longtemps.
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Et vous, que pensez-vous de cette surtaxe ? Avez-vous été concerné ? Que vous soyez propriétaire ou locataire, faites-nous part de votre expérience et partagez cet article autour de vous.

Entrepreneur et investisseur, je vous partage mon expérience dans le domaine de l’investissement immobilier. Pensez à me suivre sur mes réseaux !
