Immobilier locatif : Le dispositif Pinel est mort, vive le dispositif Denormandie ! « L’ancien redevient une stratégie d’investissement pertinente »

Auteur : Laurent Carbonnet

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La fin du dispositif Pinel a laissé un vide dans l’univers de l’investissement locatif. Pendant des années, ce levier fiscal a capté l’attention des investisseurs en quête de rentabilité et d’avantages fiscaux. Mais aujourd’hui, le marché évolue. Avec la pression croissante sur la rénovation énergétique et l’explosion des prix du neuf, un autre dispositif reprend de la vigueur : le Denormandie. Moins médiatisé, mais tout aussi efficace pour défiscaliser, il pourrait bien s’imposer comme le nouveau choix stratégique des investisseurs avertis.

Un dispositif taillé pour la rénovation et la rentabilité

Le Denormandie, mis en place pour encourager la rénovation des logements anciens, se distingue du dispositif Pinel par son approche centrée sur la réhabilitation. Contrairement au neuf, où les prix au mètre carré explosent et les délais de livraison s’allongent, l’ancien rénové permet d’accéder à des biens souvent mieux situés, à des prix plus accessibles.

Les investisseurs doivent s’engager à réaliser des travaux représentant au moins 25 % du coût total du projet. Isolation, remplacement de chaudière, amélioration de la performance énergétique : ces rénovations ne sont pas qu’une contrainte, elles sont aussi un levier puissant pour valoriser le bien et limiter la vacance locative. Un logement rénové, aux normes actuelles, s’intègre plus facilement dans les attentes du marché et échappe au couperet des interdictions de location des passoires thermiques.

Une réduction d’impôts attractive pour les investisseurs

Comme son prédécesseur, le dispositif Denormandie permet de bénéficier d’une réduction d’impôts proportionnelle à la durée de location du bien : 12 % pour six ans, 18 % pour neuf ans et jusqu’à 21 % pour douze ans. Cet avantage fiscal, plafonné à un investissement immobilier de 300.000 €, peut atteindre 63.000 €.

Toutefois, l’engagement est strict. Le bien doit être loué nu, à titre de résidence principale, avec un loyer plafonné selon la zone géographique. Les ressources des locataires sont également encadrées, une contrainte qui peut limiter la rentabilité immédiate mais qui sécurise l’investissement sur le long terme en garantissant un marché locatif stable.

Une alternative plus souple et mieux adaptée aux nouvelles attentes

L’époque où l’investissement locatif se limitait au neuf est révolue. Avec la hausse des coûts de construction et l’évolution des critères environnementaux, l’ancien retrouve un attrait majeur. Acheter un bien existant, le rénover et le mettre en location permet non seulement de réduire les délais d’acquisition, mais aussi d’optimiser la rentabilité en évitant certaines contraintes liées à la promotion immobilière.

Les centres-villes, souvent boudés par le neuf faute de foncier disponible, offrent des opportunités intéressantes avec le Denormandie. De plus, la possibilité de coupler ce dispositif avec des aides à la rénovation énergétique renforce son attractivité. Contrairement à la loi Pinel, qui se concentrait sur le neuf, cette approche répond aux enjeux actuels du marché immobilier : modernisation du parc locatif et transition énergétique.

« L’ancien redevient une stratégie d’investissement pertinente »

Un conseiller en gestion de patrimoine l’explique sans détour : « Le dispositif Pinel est mort, vive le dispositif Denormandie ! L’ancien redevient une stratégie d’investissement pertinente. » Ce virage est logique dans un contexte où la fiscalité se durcit et où la pression sur l’immobilier neuf augmente.

Les investisseurs avertis l’ont compris : le Denormandie offre un équilibre entre avantage fiscal et valorisation du patrimoine. En misant sur des secteurs en demande, en ciblant des biens à fort potentiel de revalorisation et en s’appuyant sur les aides à la rénovation, ils optimisent leur investissement tout en participant à la revitalisation des centres-villes.

Pourquoi il est temps d’agir

Attendre un hypothétique successeur au dispositif Pinel est une erreur. Les dispositifs fiscaux évoluent, et l’incertitude réglementaire est un frein à toute stratégie patrimoniale. Le Denormandie est en place et fonctionne, mais pour combien de temps ? Son avenir dépend des arbitrages politiques et économiques, ce qui laisse planer un doute sur sa pérennité.

Les opportunités dans l’ancien sont là, et les incitations fiscales encore accessibles. Miser sur un bien à rénover aujourd’hui, c’est anticiper la demande locative de demain et s’assurer une rentabilité optimisée. Parce que dans l’immobilier, ceux qui réussissent sont ceux qui savent agir avant les autres.

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2 réflexions au sujet de “Immobilier locatif : Le dispositif Pinel est mort, vive le dispositif Denormandie ! « L’ancien redevient une stratégie d’investissement pertinente »”

  1. A certains égards, on lui préférera le dispositif Loc Avantages applicable sur l’ensemble du territoire sans périmètre restrictif, et qui permet dans l’ancien, de bénéficier de subventions de l’ ANAH et parfois abondement des EPCI et CAF sur certains territoires pour une durée initiale d’engagement moins longue que le Denormandie (6 ans pour Loc Avantages) tout en bénéficiant d’une réduction d’impôt.
    Attention quand même si en personne physique, les subventions perçues devront être déclarées comme revenus au titre de l’impôt sur le revenu ce qui peut impacter significativement la situation fiscale l’année de leur perception. Étant par ailleurs considéré que certains travaux ne pourront être déduits au titre des charges de revenus fonciers, puisque relevant de travaux d’amélioration non admis ou de construction.
    Peut être judicieux en SCI à l’IS ou SASU par exemple…. ?

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