{"version":"1.1","schema_version":"1.1.0","plugin_version":"1.1.2","url":"https://www.koliving.fr/residence-secondaire-plus-value-22-17-ans-reforme-2026/","llm_html_url":"https://www.koliving.fr/residence-secondaire-plus-value-22-17-ans-reforme-2026/llm","llm_json_url":"https://www.koliving.fr/residence-secondaire-plus-value-22-17-ans-reforme-2026/llm.json","manifest_url":"https://www.koliving.fr/llm-endpoints-manifest.json","language":"fr-FR","locale":"fr_FR","title":"Résidence secondaire : la réforme qui réduit l&rsquo;impôt sur la plus-value","site":{"name":"Koliving","url":"https://www.koliving.fr/"},"author":{"id":1,"name":"Laurent Carbonnet","url":"https://www.koliving.fr/author/laurent/"},"published_at":"2026-06-11T03:20:00+00:00","modified_at":"2026-07-10T17:21:04+00:00","word_count":917,"reading_time_seconds":276,"summary":"Vendre sa résidence secondaire a longtemps relevé du parcours du combattant fiscal : il fallait la garder vingt-deux ans pour échapper à l&rsquo;impôt sur la plus-value, et trente ans pour les prélèvements sociaux. 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Une réforme de 2026 vient rebattre les cartes en raccourcissant le délai. Pour qui possède une maison de vacances, c&rsquo;est une fenêtre à comprendre avant de vendre.\nEn bref\nLa plus-value réalisée sur une résidence secondaire est taxée à 19 % au titre de l&rsquo;impôt sur le revenu, plus 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 36,2 % au global, avec des abattements selon la durée de détention. La réforme de 2026 ramènerait le délai d&rsquo;exonération totale d&rsquo;impôt sur le revenu de 22 à 17 ans, en accélérant le rythme des abattements. Attention : la mesure a été votée mais son entrée en vigueur reste à confirmer.\n\nComment est taxée la plus-value d&rsquo;une résidence secondaire\nContrairement à la résidence principale, totalement exonérée, la vente d&rsquo;une résidence secondaire dégageant une plus-value (la différence entre le prix de vente et le prix d&rsquo;acquisition, frais et travaux inclus) est imposée. Le taux se décompose en deux blocs : 19 % d&rsquo;impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit une ponction globale de 36,2 % sur le gain, avant abattements.\n\n\n\nPour adoucir cette fiscalité, le système prévoit des abattements pour durée de détention : plus vous gardez le bien longtemps, moins vous êtes taxé. Jusqu&rsquo;ici, l&rsquo;exonération totale d&rsquo;impôt sur le revenu n&rsquo;était atteinte qu&rsquo;après 22 ans de détention, et celle des prélèvements sociaux après 30 ans. Autant dire que beaucoup de propriétaires renonçaient à vendre pour ne pas déclencher une note salée, gelant de fait une partie du marché.\nCe mécanisme d&rsquo;abattement progressif est le même que celui que nous avons détaillé dans notre barème d&rsquo;abattement pour durée de détention : il récompense la détention longue, mais pénalise lourdement les ventes intervenant dans les premières années.\nCe que change la réforme 2026\nLa nouveauté est une bonne nouvelle pour les vendeurs : le délai pour être totalement exonéré d&rsquo;impôt sur le revenu passerait de 22 à 17 ans. Pour y parvenir, le rythme des abattements annuels est accéléré, autour de 8 % par an au lieu de 6 %. Concrètement, un propriétaire détenant son bien depuis une quinzaine d&rsquo;années verrait sa plus-value imposable nettement réduite par rapport au régime précédent.\nL&rsquo;objectif affiché est clair : fluidifier un marché immobilier grippé, encourager la remise en vente de logements et libérer des biens, dans un contexte où l&rsquo;offre manque dans certaines zones. En réduisant le coût fiscal de la sortie, l&rsquo;État espère débloquer des arbitrages que la fiscalité figeait.\nUn point de vigilance, toutefois : cette mesure, adoptée par les députés, n&rsquo;est pas nécessairement applicable immédiatement, plusieurs sources signalant que son entrée en vigueur restait à confirmer. Il serait donc imprudent de précipiter une vente sur la seule foi de ce changement. Mieux vaut vérifier l&rsquo;état exact du droit au moment de signer, et raisonner aussi en fonction du projet patrimonial global, pas seulement de l&rsquo;optimisation, comme pour tout projet de résidence secondaire.\nFaut-il vendre maintenant ou attendre\nLa réponse dépend d&rsquo;abord de votre durée de détention. Si vous approchez du nouveau seuil des 17 ans, patienter quelques mois peut faire basculer une part importante de la plus-value en exonération. À l&rsquo;inverse, si vous venez d&rsquo;acheter, l&rsquo;abattement reste faible et la fiscalité lourde : vendre tôt n&rsquo;a de sens que si le prix obtenu compense largement l&rsquo;impôt.\nIl faut aussi intégrer les prélèvements sociaux, dont le calendrier d&rsquo;exonération (30 ans) n&rsquo;est pas aligné sur celui de l&rsquo;impôt sur le revenu. Un bien peut donc être exonéré d&rsquo;impôt sur le revenu mais rester partiellement soumis aux prélèvements sociaux. Le calcul de la plus-value nette suppose de bien reconstituer le prix d&rsquo;acquisition, en y ajoutant les frais d&rsquo;acquisition et les travaux justifiés, qui réduisent d&rsquo;autant le gain imposable.\nEnfin, la fiscalité ne devrait jamais être le seul critère. L&rsquo;état du marché local, votre besoin de liquidités, l&rsquo;usage réel que vous faites du bien et son coût d&rsquo;entretien comptent autant que l&rsquo;impôt. Le bon réflexe consiste à simuler précisément votre plus-value nette dans plusieurs scénarios de date, idéalement avec un notaire, avant de prendre une décision difficilement réversible.\nRessources et textes de référence :\n\nPlus-value immobilière : imposition et abattements &#8211; Service-Public.fr\nLes plus-values immobilières &#8211; impots.gouv.fr\nPlus-values immobilières &#8211; Notaires de France\n\n\nInformation à caractère général ne constituant pas un conseil personnalisé ; avant toute vente, rapprochez-vous d&rsquo;un notaire pour le calcul exact de votre plus-value.","paragraphs":["Vendre sa résidence secondaire a longtemps relevé du parcours du combattant fiscal : il fallait la garder vingt-deux ans pour échapper à l&rsquo;impôt sur la plus-value, et trente ans pour les prélèvements sociaux. Une réforme de 2026 vient rebattre les cartes en raccourcissant le délai. 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Concrètement, un propriétaire détenant son bien depuis une quinzaine d&rsquo;années verrait sa plus-value imposable nettement réduite par rapport au régime précédent.\nL&rsquo;objectif affiché est clair : fluidifier un marché immobilier grippé, encourager la remise en vente de logements et libérer des biens, dans un contexte où l&rsquo;offre manque dans certaines zones. En réduisant le coût fiscal de la sortie, l&rsquo;État espère débloquer des arbitrages que la fiscalité figeait.\nUn point de vigilance, toutefois : cette mesure, adoptée par les députés, n&rsquo;est pas nécessairement applicable immédiatement, plusieurs sources signalant que son entrée en vigueur restait à confirmer. Il serait donc imprudent de précipiter une vente sur la seule foi de ce changement. 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Concrètement, un propriétaire détenant son bien depuis une quinzaine d&rsquo;années verrait sa plus-value imposable nettement réduite par rapport au régime précédent.\nL&rsquo;objectif affiché est clair : fluidifier un marché immobilier grippé, encourager la remise en vente de logements et libérer des biens, dans un contexte où l&rsquo;offre manque dans certaines zones. En réduisant le coût fiscal de la sortie, l&rsquo;État espère débloquer des arbitrages que la fiscalité figeait.\nUn point de vigilance, toutefois : cette mesure, adoptée par les députés, n&rsquo;est pas nécessairement applicable immédiatement, plusieurs sources signalant que son entrée en vigueur restait à confirmer. Il serait donc imprudent de précipiter une vente sur la seule foi de ce changement. Mieux vaut vérifier l&rsquo;état exact du droit au moment de signer, et raisonner aussi en fonction du projet patrimonial global, pas seulement de l&rsquo;optimisation, comme pour tout projet de résidence secondaire.\nFaut-il vendre maintenant ou attendre\nLa réponse dépend d&rsquo;abord de votre durée de détention. Si vous approchez du nouveau seuil des 17 ans, patienter quelques mois peut faire basculer une part importante de la plus-value en exonération. À l&rsquo;inverse, si vous venez d&rsquo;acheter, l&rsquo;abattement reste faible et la fiscalité lourde : vendre tôt n&rsquo;a de sens que si le prix obtenu compense largement l&rsquo;impôt.\nIl faut aussi intégrer les prélèvements sociaux, dont le calendrier d&rsquo;exonération (30 ans) n&rsquo;est pas aligné sur celui de l&rsquo;impôt sur le revenu. Un bien peut donc être exonéré d&rsquo;impôt sur le revenu mais rester partiellement soumis aux prélèvements sociaux. 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