{"version":"1.1","schema_version":"1.1.0","plugin_version":"1.1.2","url":"https://www.koliving.fr/credit-immobilier-production-recul-21-5-recession-2026/","llm_html_url":"https://www.koliving.fr/credit-immobilier-production-recul-21-5-recession-2026/llm","llm_json_url":"https://www.koliving.fr/credit-immobilier-production-recul-21-5-recession-2026/llm.json","manifest_url":"https://www.koliving.fr/llm-endpoints-manifest.json","language":"fr-FR","locale":"fr_FR","title":"Crédit immobilier : la production recule de 21,5 %, l’Observatoire parle de phase récessive","site":{"name":"Koliving","url":"https://www.koliving.fr/"},"author":{"id":1,"name":"Laurent Carbonnet","url":"https://www.koliving.fr/author/laurent/"},"published_at":"2026-08-15T04:51:00+00:00","modified_at":"2026-08-14T07:57:42+00:00","word_count":1094,"reading_time_seconds":329,"summary":"Le marché du crédit immobilier ne ralentit plus, il recule. 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Lire plus","summary_points":["Le marché du crédit immobilier ne ralentit plus, il recule.","Sur les trois mois de mai à juillet 2026, la production de crédits a chuté de 21,5 % par rapport à la même période de 2025, et le nombre de prêts accordés de 19,7 %.","Ces chiffres, publiés fin juillet par l’Observatoire Crédit Logement / CSA, portent sur le marché hors rachats de prêts.La formule employée par l’Observatoire est sans ambiguïté : « les chiffres de juillet confirment désormais l’entrée du marché dans une phase récessive ».","Un constat qui se lit derrière le taux moyen, resté sage à 3,30 %."],"topics":["Acheter un bien","Actualité","Investisseur"],"entities":["Crédit immobilier","Marché immobilier français"],"entities_metadata":[{"id":66,"name":"Crédit immobilier","slug":"credit-immobilier","taxonomy":"post_tag","count":79,"url":"https://www.koliving.fr/sujet/credit-immobilier/"},{"id":303,"name":"Marché immobilier français","slug":"marche-immobilier-francais","taxonomy":"post_tag","count":57,"url":"https://www.koliving.fr/sujet/marche-immobilier-francais/"},{"id":204,"name":"Acheter un bien","slug":"acheter","taxonomy":"category","count":178,"url":"https://www.koliving.fr/acheter/"},{"id":1,"name":"Actualité","slug":"actualite","taxonomy":"category","count":588,"url":"https://www.koliving.fr/actualite/"},{"id":19,"name":"Investisseur","slug":"investisseur","taxonomy":"category","count":667,"url":"https://www.koliving.fr/investisseur/"}],"tags":["Acheter un bien","Actualité","Investisseur"],"content_hash":"bd56d2e238e5a22d19ed95b9b6d62734","plain_text":"Le marché du crédit immobilier ne ralentit plus, il recule. Sur les trois mois de mai à juillet 2026, la production de crédits a chuté de 21,5 % par rapport à la même période de 2025, et le nombre de prêts accordés de 19,7 %. Ces chiffres, publiés fin juillet par l’Observatoire Crédit Logement / CSA, portent sur le marché hors rachats de prêts.La formule employée par l’Observatoire est sans ambiguïté : « les chiffres de juillet confirment désormais l’entrée du marché dans une phase récessive ». Un constat qui se lit derrière le taux moyen, resté sage à 3,30 %. Pour un acheteur comme pour un investisseur, c’est pourtant cette contraction du volume, et non le prix de l’argent, qui décrit le mieux la situation.En brefLa production de crédits recule de 21,5 % sur le trimestre glissant de mai à juillet 2026, par rapport à la même période de 2025.Le nombre de prêts accordés baisse de 19,7 % sur la même période.En niveau annuel glissant, la production ne progresse plus que de 0,5 %, contre 31,1 % à fin décembre 2025.Le taux moyen s’établit à 3,30 % en juillet, contre 3,26 % en juin.La durée moyenne atteint 253 mois et 51 % des prêts sont consentis sur 25 ans ou plus.Une bascule qui se lit sur deux échelles de tempsL’Observatoire mesure l’activité de deux façons, et la différence est essentielle pour comprendre le diagnostic. Sur le trimestre glissant, la comparaison de mai-juillet 2026 avec mai-juillet 2025 donne -21,5 % pour les montants et -19,7 % pour le nombre de prêts. C’est le thermomètre de la conjoncture immédiate, et il est franchement orienté à la baisse.\n\n\nSur douze mois glissants, l’image est encore positive, mais s’efface à vue d’œil. La production « n’augmente plus que de 0,5 % à fin juillet, contre 31,1 % à fin décembre 2025 », tandis que la progression du nombre de prêts « ralentit à seulement 3,8 %, contre +38 % en 2025 ». L’Observatoire ajoute que « si cette dynamique se poursuit, ces indicateurs devraient basculer en territoire négatif dès l’automne ».Ce n’est pas la faute des tauxC’est l’enseignement le plus contre-intuitif. L’Observatoire écarte explicitement les explications habituelles : cet affaiblissement « n’est pas la conséquence d’une mauvaise orientation de l’économie française, ni d’une remontée des taux des crédits immobiliers restée modérée ». Le taux moyen du secteur concurrentiel, hors assurance et coût des sûretés, s’élève à 3,30 % en juillet contre 3,26 % en juin.Taux moyens des prêts à taux fixe du secteur concurrentielDuréeJuillet 2025Décembre 2025Juillet 202615 ans2,99 %3,09 %3,11 %20 ans3,05 %3,17 %3,16 %25 ans3,11 %3,25 %3,26 %Taux moyen3,07 %3,16 %3,30 %La cause est ailleurs, du côté de la demande. L’atterrissage, écrit l’Observatoire, « a été rapide en raison des hésitations et de l’inquiétude d’une demande, par ailleurs déstabilisée par le resserrement de l’accès au crédit et les exigences d’apport personnel imposées par la Banque de France ». Autrement dit, ce ne sont pas les conditions de prix qui bloquent, mais les conditions d’accès. Une nuance qui compte quand on prépare son dossier et que l’on cherche à comprendre comment les banques instruisent une demande de prêt.Un allongement des durées qui masque la contraintePour tenir malgré cette contrainte, les durées s’allongent. La durée moyenne des prêts accordés atteint 253 mois en juillet, soit un peu plus de vingt et un ans, et grimpe à 265 mois pour l’accession dans le neuf comme dans l’ancien. En juillet, « 51 % des prêts ont été consentis sur 25 ans ou plus, contre 46,8 % en moyenne en 2025 ».Ce n’est toutefois pas un record : l’Observatoire rappelle que cette catégorie de prêts représentait 51,1 % en 2024. Cet allongement a un effet mécanique sur les statistiques de taux, puisque les prêts longs sont les plus chers. L’Observatoire chiffre cette déformation à 8 points de base sur le taux moyen depuis avril.Le coût relatif des opérations, mesuré sur l’ensemble des marchés, poursuit sa remontée à 4,1 années de revenus, un niveau qui « reste néanmoins très inférieur » aux 4,8 années du début 2022. Le ciseau est net : sur les sept premiers mois de 2026, les revenus des emprunteurs progressent de 1,1 % quand le coût des opérations avance de 2,5 % et que l’apport personnel recule de 0,3 %. L’indicateur de solvabilité de la demande, résume l’Observatoire, « décroche en juillet ».Ce que cela change pour un acheteur ou un investisseurPour un candidat à l’achat, l’enseignement pratique tient en une phrase : le frein documenté par l’Observatoire n’est pas le prix du crédit, mais l’accès à ce crédit. Les exigences d’apport personnel qu’il mentionne, dans un contexte où l’apport moyen recule de 0,3 % et où les revenus progressent moins vite que le coût des opérations, font du montage du dossier l’étape décisive.Attention aussi à ne pas mélanger les sources de chiffres. L’Observatoire saisit les dossiers au moment de l’octroi de la garantie, donc en amont de l’offre de prêt, ce qui lui donne environ trois mois d’avance sur la production mensuelle mesurée par la Banque de France. Ses séries excluent par ailleurs les rachats de créances, les prêts relais et les prêts mixtes, ainsi que les prêts réglementés comme le prêt à taux zéro. De leur côté, les barèmes affichés par les courtiers en août décrivent des conditions proposées à l’instant, et non des prêts accordés. Enfin, le montant emprunté moyen a atteint 193 948 euros en 2025, chiffre annuel et non mensuel.L’Observatoire ne documente aucune perspective de baisse des taux. Dans ce contexte, la marge de manœuvre tient moins à l’attente qu’à la qualité du dossier et au fait de mettre plusieurs établissements en concurrence avant de s’engager.Ressources et sources&nbsp;:Observatoire Crédit Logement / CSA, analyse mensuelle de juillet 2026Observatoire Crédit Logement / CSA, tableau de bord mensuel de juillet 2026 (PDF)Observatoire Crédit Logement / CSA, méthodologieCet article présente des données de marché à caractère général, publiées par l’Observatoire Crédit Logement / CSA, et ne constitue pas un conseil en financement ou en investissement. Les taux, durées et conditions d’octroi varient selon les établissements et votre situation personnelle. Avant tout engagement, faites étudier votre dossier par un professionnel.","paragraphs":["Le marché du crédit immobilier ne ralentit plus, il recule. Sur les trois mois de mai à juillet 2026, la production de crédits a chuté de 21,5 % par rapport à la même période de 2025, et le nombre de prêts accordés de 19,7 %. Ces chiffres, publiés fin juillet par l’Observatoire Crédit Logement / CSA, portent sur le marché hors rachats de prêts.La formule employée par l’Observatoire est sans ambiguïté : « les chiffres de juillet confirment désormais l’entrée du marché dans une phase récessive ». Un constat qui se lit derrière le taux moyen, resté sage à 3,30 %. 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Le taux moyen du secteur concurrentiel, hors assurance et coût des sûretés, s’élève à 3,30 % en juillet contre 3,26 % en juin.Taux moyens des prêts à taux fixe du secteur concurrentielDuréeJuillet 2025Décembre 2025Juillet 202615 ans2,99 %3,09 %3,11 %20 ans3,05 %3,17 %3,16 %25 ans3,11 %3,25 %3,26 %Taux moyen3,07 %3,16 %3,30 %La cause est ailleurs, du côté de la demande. L’atterrissage, écrit l’Observatoire, « a été rapide en raison des hésitations et de l’inquiétude d’une demande, par ailleurs déstabilisée par le resserrement de l’accès au crédit et les exigences d’apport personnel imposées par la Banque de France ». Autrement dit, ce ne sont pas les conditions de prix qui bloquent, mais les conditions d’accès. Une nuance qui compte quand on prépare son dossier et que l’on cherche à comprendre comment les banques instruisent une demande de prêt.Un allongement des durées qui masque la contraintePour tenir malgré cette contrainte, les durées s’allongent. 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Le ciseau est net : sur les sept premiers mois de 2026, les revenus des emprunteurs progressent de 1,1 % quand le coût des opérations avance de 2,5 % et que l’apport personnel recule de 0,3 %. L’indicateur de solvabilité de la demande, résume l’Observatoire, « décroche en juillet ».</p>"},{"id":"heading-15","type":"core/heading","heading":"Ce que cela change pour un acheteur ou un investisseur","plain_text":"Ce que cela change pour un acheteur ou un investisseur","html":"<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"consequences\">Ce que cela change pour un acheteur ou un investisseur</h2>"},{"id":"paragraph-16","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"Pour un candidat à l’achat, l’enseignement pratique tient en une phrase : le frein documenté par l’Observatoire n’est pas le prix du crédit, mais l’accès à ce crédit. 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Ses séries excluent par ailleurs les rachats de créances, les prêts relais et les prêts mixtes, ainsi que les prêts réglementés comme le prêt à taux zéro. De leur côté, les barèmes affichés par les courtiers en août décrivent des conditions proposées à l’instant, et non des prêts accordés. Enfin, le montant emprunté moyen a atteint 193 948 euros en 2025, chiffre annuel et non mensuel.","html":"<p class=\"wp-block-paragraph\">Attention aussi à ne pas mélanger les sources de chiffres. L’Observatoire saisit les dossiers au moment de l’octroi de la garantie, donc en amont de l’offre de prêt, ce qui lui donne environ trois mois d’avance sur <a href=\"https://www.koliving.fr/credit-immobilier-production-13-2-milliards-juin-2026/\">la production mensuelle mesurée par la Banque de France</a>. Ses séries excluent par ailleurs les rachats de créances, les prêts relais et les prêts mixtes, ainsi que les prêts réglementés comme le prêt à taux zéro. De leur côté, <a href=\"https://www.koliving.fr/credit-immobilier-taux-stables-3-24-aout-2026/\">les barèmes affichés par les courtiers en août</a> décrivent des conditions proposées à l’instant, et non des prêts accordés. Enfin, <a href=\"https://www.koliving.fr/credit-immobilier-pret-moyen-193948-euros-2025-acpr/\">le montant emprunté moyen a atteint 193 948 euros en 2025</a>, chiffre annuel et non mensuel.</p>"},{"id":"paragraph-18","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"L’Observatoire ne documente aucune perspective de baisse des taux. Dans ce contexte, la marge de manœuvre tient moins à l’attente qu’à la qualité du dossier et au fait de mettre plusieurs établissements en concurrence avant de s’engager.","html":"<p class=\"wp-block-paragraph\">L’Observatoire ne documente aucune perspective de baisse des taux. Dans ce contexte, la marge de manœuvre tient moins à l’attente qu’à la qualité du dossier et au fait de <a href=\"https://www.koliving.fr/comparateur-credit-immobilier/\">mettre plusieurs établissements en concurrence</a> avant de s’engager.</p>"},{"id":"html-19","type":"core/html","heading":"","plain_text":"Ressources et sources&nbsp;:Observatoire Crédit Logement / CSA, analyse mensuelle de juillet 2026Observatoire Crédit Logement / CSA, tableau de bord mensuel de juillet 2026 (PDF)Observatoire Crédit Logement / CSA, méthodologie","html":"<div class=\"sources\"><strong>Ressources et sources&nbsp;:</strong><ul><li><a href=\"https://lobservatoire.creditlogement.fr/publications/analyse-marche-immobilier-mai-2026-2/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Observatoire Crédit Logement / CSA, analyse mensuelle de juillet 2026</a></li><li><a href=\"https://lobservatoire.creditlogement.fr/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/TDB_L_Observatoire_Credit_Logement_CSA_juillet2026.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Observatoire Crédit Logement / CSA, tableau de bord mensuel de juillet 2026 (PDF)</a></li><li><a href=\"https://lobservatoire.creditlogement.fr/methodologie/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Observatoire Crédit Logement / CSA, méthodologie</a></li></ul></div>"},{"id":"paragraph-20","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"Cet article présente des données de marché à caractère général, publiées par l’Observatoire Crédit Logement / CSA, et ne constitue pas un conseil en financement ou en investissement. Les taux, durées et conditions d’octroi varient selon les établissements et votre situation personnelle. Avant tout engagement, faites étudier votre dossier par un professionnel.","html":"<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Cet article présente des données de marché à caractère général, publiées par l’Observatoire Crédit Logement / CSA, et ne constitue pas un conseil en financement ou en investissement. Les taux, durées et conditions d’octroi varient selon les établissements et votre situation personnelle. Avant tout engagement, faites étudier votre dossier par un professionnel.</em></p>"}],"sections":[{"id":"paragraph-1","heading":"Paragraph","content":"Le marché du crédit immobilier ne ralentit plus, il recule. Sur les trois mois de mai à juillet 2026, la production de crédits a chuté de 21,5 % par rapport à la même période de 2025, et le nombre de prêts accordés de 19,7 %. Ces chiffres, publiés fin juillet par l’Observatoire Crédit Logement / CSA, portent sur le marché hors rachats de prêts."},{"id":"paragraph-2","heading":"Paragraph","content":"La formule employée par l’Observatoire est sans ambiguïté : « les chiffres de juillet confirment désormais l’entrée du marché dans une phase récessive ». Un constat qui se lit derrière le taux moyen, resté sage à 3,30 %. Pour un acheteur comme pour un investisseur, c’est pourtant cette contraction du volume, et non le prix de l’argent, qui décrit le mieux la situation."},{"id":"html-3","heading":"Html","content":"En brefLa production de crédits recule de 21,5 % sur le trimestre glissant de mai à juillet 2026, par rapport à la même période de 2025.Le nombre de prêts accordés baisse de 19,7 % sur la même période.En niveau annuel glissant, la production ne progresse plus que de 0,5 %, contre 31,1 % à fin décembre 2025.Le taux moyen s’établit à 3,30 % en juillet, contre 3,26 % en juin.La durée moyenne atteint 253 mois et 51 % des prêts sont consentis sur 25 ans ou plus."},{"id":"heading-4","heading":"Une bascule qui se lit sur deux échelles de temps","content":"Une bascule qui se lit sur deux échelles de temps"},{"id":"paragraph-5","heading":"Paragraph","content":"L’Observatoire mesure l’activité de deux façons, et la différence est essentielle pour comprendre le diagnostic. Sur le trimestre glissant, la comparaison de mai-juillet 2026 avec mai-juillet 2025 donne -21,5 % pour les montants et -19,7 % pour le nombre de prêts. C’est le thermomètre de la conjoncture immédiate, et il est franchement orienté à la baisse."},{"id":"paragraph-6","heading":"Paragraph","content":"Sur douze mois glissants, l’image est encore positive, mais s’efface à vue d’œil. La production « n’augmente plus que de 0,5 % à fin juillet, contre 31,1 % à fin décembre 2025 », tandis que la progression du nombre de prêts « ralentit à seulement 3,8 %, contre +38 % en 2025 ». L’Observatoire ajoute que « si cette dynamique se poursuit, ces indicateurs devraient basculer en territoire négatif dès l’automne »."},{"id":"heading-7","heading":"Ce n’est pas la faute des taux","content":"Ce n’est pas la faute des taux"},{"id":"paragraph-8","heading":"Paragraph","content":"C’est l’enseignement le plus contre-intuitif. L’Observatoire écarte explicitement les explications habituelles : cet affaiblissement « n’est pas la conséquence d’une mauvaise orientation de l’économie française, ni d’une remontée des taux des crédits immobiliers restée modérée ». Le taux moyen du secteur concurrentiel, hors assurance et coût des sûretés, s’élève à 3,30 % en juillet contre 3,26 % en juin."},{"id":"html-9","heading":"Html","content":"Taux moyens des prêts à taux fixe du secteur concurrentielDuréeJuillet 2025Décembre 2025Juillet 202615 ans2,99 %3,09 %3,11 %20 ans3,05 %3,17 %3,16 %25 ans3,11 %3,25 %3,26 %Taux moyen3,07 %3,16 %3,30 %"},{"id":"paragraph-10","heading":"Paragraph","content":"La cause est ailleurs, du côté de la demande. L’atterrissage, écrit l’Observatoire, « a été rapide en raison des hésitations et de l’inquiétude d’une demande, par ailleurs déstabilisée par le resserrement de l’accès au crédit et les exigences d’apport personnel imposées par la Banque de France ». Autrement dit, ce ne sont pas les conditions de prix qui bloquent, mais les conditions d’accès. Une nuance qui compte quand on prépare son dossier et que l’on cherche à comprendre comment les banques instruisent une demande de prêt."},{"id":"heading-11","heading":"Un allongement des durées qui masque la contrainte","content":"Un allongement des durées qui masque la contrainte"},{"id":"paragraph-12","heading":"Paragraph","content":"Pour tenir malgré cette contrainte, les durées s’allongent. La durée moyenne des prêts accordés atteint 253 mois en juillet, soit un peu plus de vingt et un ans, et grimpe à 265 mois pour l’accession dans le neuf comme dans l’ancien. En juillet, « 51 % des prêts ont été consentis sur 25 ans ou plus, contre 46,8 % en moyenne en 2025 »."},{"id":"paragraph-13","heading":"Paragraph","content":"Ce n’est toutefois pas un record : l’Observatoire rappelle que cette catégorie de prêts représentait 51,1 % en 2024. Cet allongement a un effet mécanique sur les statistiques de taux, puisque les prêts longs sont les plus chers. L’Observatoire chiffre cette déformation à 8 points de base sur le taux moyen depuis avril."},{"id":"paragraph-14","heading":"Paragraph","content":"Le coût relatif des opérations, mesuré sur l’ensemble des marchés, poursuit sa remontée à 4,1 années de revenus, un niveau qui « reste néanmoins très inférieur » aux 4,8 années du début 2022. Le ciseau est net : sur les sept premiers mois de 2026, les revenus des emprunteurs progressent de 1,1 % quand le coût des opérations avance de 2,5 % et que l’apport personnel recule de 0,3 %. L’indicateur de solvabilité de la demande, résume l’Observatoire, « décroche en juillet »."},{"id":"heading-15","heading":"Ce que cela change pour un acheteur ou un investisseur","content":"Ce que cela change pour un acheteur ou un investisseur"},{"id":"paragraph-16","heading":"Paragraph","content":"Pour un candidat à l’achat, l’enseignement pratique tient en une phrase : le frein documenté par l’Observatoire n’est pas le prix du crédit, mais l’accès à ce crédit. Les exigences d’apport personnel qu’il mentionne, dans un contexte où l’apport moyen recule de 0,3 % et où les revenus progressent moins vite que le coût des opérations, font du montage du dossier l’étape décisive."},{"id":"paragraph-17","heading":"Paragraph","content":"Attention aussi à ne pas mélanger les sources de chiffres. L’Observatoire saisit les dossiers au moment de l’octroi de la garantie, donc en amont de l’offre de prêt, ce qui lui donne environ trois mois d’avance sur la production mensuelle mesurée par la Banque de France. Ses séries excluent par ailleurs les rachats de créances, les prêts relais et les prêts mixtes, ainsi que les prêts réglementés comme le prêt à taux zéro. De leur côté, les barèmes affichés par les courtiers en août décrivent des conditions proposées à l’instant, et non des prêts accordés. Enfin, le montant emprunté moyen a atteint 193 948 euros en 2025, chiffre annuel et non mensuel."},{"id":"paragraph-18","heading":"Paragraph","content":"L’Observatoire ne documente aucune perspective de baisse des taux. 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